L’importance des insectes pollinisateurs

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L’importance des insectes pollinisateurs

 

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    Élodie Courtejoie : Avant d’en venir à ces insectes, arrêtons-nous juste quelques instants sur ces fleurs qui rusent pour pouvoir être pollinisées, pour pouvoir être fécondées. Certaines ont des odeurs attirantes, même parfois des phéromones, pour pouvoir attirer ces insectes. Quelles seraient les autres ruses de ces fleurs ?

    Romain Julliard* : La principale, c’est une ruse tout à fait pour les gourmands. C’est le nectar. Donc, c’est un liquide sucré, très énergétique, qui va être une source de nourriture pour énormément d’insectes et la plupart qui viennent sur ces fleurs viennent pour le nectar. Le pollen en soi peut être aussi consommé. Il y a des espèces d’abeilles sauvages qui se spécialisent dessus. Par exemple, pour l’abeille domestique, c’est ce qu’elle utilise pour construire, faire la cire pour construire ses rayons. Et puis, effectivement, d’autres : des odeurs, des couleurs aussi, pour guider ces insectes et tout ça, en fait, pour les attirer. Le but de la fleur, c’est qu’un insecte transporte du pollen d’une fleur à une autre.

Donc, il y a certains groupes d’insectes qui vont faire ça beaucoup plus efficacement que d’autres, notamment tous ceux qui vont ramener du pollen pour nourrir leurs larves. Du pollen ou du nectar.

Et donc, eux vont collecter, aller d’une fleur à l’autre, butiner et transporter du pollen accidentellement. Évidemment, les insectes en général ne font pas exprès de polliniser.

C’est quelque chose qui se passe tout à fait incidemment. Mais, à partir du moment où ils visitent plusieurs fleurs, il y a une chance pour que cette pollinisation ait eu lieu.

    Élodie Courtejoie : Que deviennent ces insectes en hiver, les abeilles ?

    Romain Julliard : Pour les abeilles domestiques, une petite partie de la colonie va hiverner, rester dans sa ruche et être les premières au printemps à repartir à la recherche de pollen pour nourrir les premières larves qui seront pondues par la reine au moment des beaux jours. Chez la plupart des espèces, les insectes meurent et c’est soit une pupe, des œufs ou des larves qui passent l’hiver. Chez les bourdons, par exemple, c’est plutôt les reines solitaires qui vont fonder de nouvelles colonies aux beaux jours, aux premiers jours du printemps.

C’est toutes sortes de stratégies qui peuvent exister. Il y a aussi des espèces qui sont de grands migrateurs dans tous les groupes, des mouches, des papillons, où les adultes vont retourner vers le sud, souvent pour assurer une nouvelle génération qui va au printemps repartir vers le nord.

    Élodie Courtejoie : Donc, tous les cas de figure existent.

    Romain Julliard : Voilà, ça, c’est intéressant aussi dès qu’on s’adresse aux insectes. C’est l’énorme diversité de leur écologie qui est assez fascinante quand on regarde en détail.

*Romain Julliard est entomologiste et maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle.