Guillaume Apollinaire. La chanson du Mal-Aimé (3)

 

Mon beau navire ô ma mémoireC'est moi, Jean, qui ai vu et qui ai ouï ces choses : | estampe ) | Odilon Redon. Guillaume Apollinaire. La chanson du Mal-Aimé. Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s'il meurt un soir Le matin voit sa renaissance. Léo ferré. Frans leren, Vivienne Stringa

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir

 

Adieu faux amour confondu

Avec la femme qui s’éloigne

Avec celle que j’ai perdue

L’année dernière en Allemagne

Et que je ne reverrai plus

 

 

Voie lactée ô sœur lumineuseCentaure visant les nues | estampe ) | Odilon Redon. Guillaume Apollinaire. La chanson du Mal-Aimé. Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s'il meurt un soir Le matin voit sa renaissance. Léo ferré. Frans leren, Vivienne Stringa

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses

 

Je me souviens d’une autre année

C’était l’aube d’un jour d’avril

J’ai chanté ma joie bien-aimée

Chanté l’amour à voix virile

Au moment d’amour de l’année

 

AUBADE CHANTÉE À LÆTARE, UN AN PASSÉ

 

C’est le printemps viens-t’en Pâquette... une longue chrysalide couleur de sang | estampe (1889) | Odilon Redon. Guillaume Apollinaire. La chanson du Mal-Aimé. Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s'il meurt un soir Le matin voit sa renaissance. Léo ferré. Frans leren, Vivienne Stringa

Te promener au bois joli

Les poules dans la cour caquètent

L’aube au ciel fait de roses plis

L’amour chemine à ta conquête

 

Mars et Vénus sont revenus

Ils s’embrassent à bouches folles

Devant des sites ingénusEt le chercheur était à la RECHERCHE INFINIE | estampe ) | Odilon Redon. Guillaume Apollinaire. La chanson du Mal-Aimé. Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s'il meurt un soir Le matin voit sa renaissance. Léo ferré. Frans leren, Vivienne Stringa

Où sous les roses qui feuillolent

De beaux dieux roses dansent nus

 

Viens ma tendresse est la régente

De la floraison qui paraît

La nature est belle et touchante

Pan sifflote dans la forêt

Les grenouilles humides chantent

La Chanson du Mal-aimé. Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)